Les violences au sein du couple ou de la famille peuvent être physiques, psychologiques, sexuelles, économiques ou administratives. Elles exigent souvent de protéger rapidement la personne concernée et les enfants, tout en préparant les démarches civiles et pénales.
Le Cabinet TATOUEIX accompagne à Toulon et dans le Var les personnes confrontées à des violences conjugales ou intrafamiliales, notamment pour demander une ordonnance de protection et organiser les conséquences familiales urgentes.
En cas de danger immédiat. Appelez la police ou la gendarmerie au 17 ou au 112. Si vous ne pouvez pas parler, utilisez le 114 par SMS. Le 3919 informe et oriente les femmes victimes de violences ; ce numéro n’est pas un service d’urgence.
Réponse rapide. Une ordonnance de protection peut être demandée au juge aux affaires familiales contre un conjoint, partenaire de Pacs, concubin ou ancien partenaire, même sans cohabitation actuelle et sans plainte pénale préalable. Il faut présenter des éléments rendant vraisemblables les violences alléguées et le danger auquel la victime ou les enfants sont exposés.
Cette page complète les services du cabinet en droit de la famille.
Quelles violences peuvent justifier une protection ?
La protection ne concerne pas seulement les coups. Des menaces, humiliations, contrôles permanents, violences sexuelles, confiscations de ressources, surveillance numérique ou pressions liées aux enfants peuvent également être prises en compte.
La demande peut viser le conjoint, le partenaire de Pacs, le concubin ou un ancien partenaire. L’absence de vie commune ou la fin de la relation n’exclut pas l’ordonnance de protection.
La procédure civile et la procédure pénale ont des objets différents. Une plainte peut déclencher une enquête et d’éventuelles poursuites ; l’ordonnance de protection permet au juge aux affaires familiales de prendre rapidement des mesures de protection et d’organisation familiale.
Que peut décider le juge dans une ordonnance de protection ?
Le juge peut notamment interdire les contacts et certains déplacements, interdire la détention ou le port d’armes, attribuer le logement à la personne protégée, organiser la résidence des enfants et le droit de visite, fixer une contribution financière ou autoriser la dissimulation de l’adresse.
Depuis 2024, le juge peut aussi attribuer la jouissance de l’animal de compagnie détenu au sein du foyer. Les mesures retenues dépendent de la situation et des demandes formulées.
L’ordonnance de protection est délivrée lorsque le juge estime qu’il existe des raisons sérieuses de considérer comme vraisemblables les violences et le danger. L’audience doit être organisée rapidement, dans le délai légal applicable à compter de sa fixation.
Qu’est-ce que l’ordonnance provisoire de protection immédiate ?
En cas de danger grave et immédiat, une ordonnance provisoire peut être demandée au juge par le ministère public, avec l’accord de la personne concernée. Le juge statue alors dans un délai de vingt-quatre heures à compter de sa saisine.
Cette mesure n’est pas automatique. Elle suppose que les violences et le danger grave et immédiat soient vraisemblables. Elle permet de prononcer certaines interdictions avant l’audience sur l’ordonnance de protection complète.
Quelles preuves faut-il préparer ?
Il n’existe pas une pièce unique qui suffirait dans tous les dossiers. Il faut réunir les éléments disponibles et cohérents : certificats médicaux, plaintes ou mains courantes, messages, courriels, photographies, attestations, enregistrements licites, constats, documents bancaires ou décisions antérieures.
Les faits doivent être présentés de manière chronologique, avec les dates, les lieux, les personnes présentes et les conséquences. Les éléments concernant les enfants doivent être distingués de ceux concernant le couple.
Il ne faut pas se mettre en danger pour obtenir une preuve. La sécurité immédiate reste prioritaire.
Comment protéger les enfants ?
Le juge peut fixer provisoirement la résidence des enfants, aménager ou suspendre le droit de visite, prévoir un espace de rencontre ou l’intervention d’un tiers de confiance. L’exposition d’un enfant aux violences du couple doit être expliquée et documentée.
L’ordonnance de protection peut également fixer une contribution à l’entretien et à l’éducation des enfants. D’autres procédures peuvent ensuite être nécessaires pour stabiliser durablement l’organisation familiale.
Comment le Cabinet TATOUEIX peut-il intervenir ?
- évaluer les mesures civiles urgentes à demander ;
- organiser et présenter les faits et les pièces ;
- préparer la requête en ordonnance de protection ;
- assister la personne lors de l’audience ;
- formuler les demandes concernant le logement et les enfants ;
- coordonner la protection avec une séparation ou un divorce ;
- assurer le suivi et l’exécution des mesures prononcées.
Questions fréquentes sur les violences familiales
Faut-il avoir déposé plainte pour demander une ordonnance de protection ?
Non. Le dépôt d’une plainte n’est pas une condition préalable. La plainte reste toutefois une démarche distincte importante pour signaler une infraction et permettre une enquête pénale.
L’ordonnance de protection concerne-t-elle les anciens conjoints ?
Oui. Elle peut être demandée contre un ancien conjoint, partenaire ou concubin, même si le couple ne vit plus ensemble.
Peut-on faire partir l’auteur présumé du logement ?
Oui, le juge peut attribuer la jouissance du logement à la personne protégée et prendre des mesures d’éloignement, selon les circonstances.
Combien de temps dure une ordonnance de protection ?
Les mesures sont en principe prononcées pour une durée maximale de douze mois. Certaines peuvent être prolongées lorsqu’une procédure familiale prévue par la loi est engagée.
L’avocat est-il obligatoire ?
Non pour demander une ordonnance de protection, mais son intervention permet de structurer les demandes, les preuves et les conséquences relatives aux enfants et au logement.
Les violences psychologiques sont-elles prises en compte ?
Oui. Elles doivent être décrites précisément et appuyées, autant que possible, par des éléments cohérents permettant au juge d’apprécier les violences et le danger.
Sources officielles utiles
- Justice.fr – L’ordonnance de protection
- Justice.fr – Violences conjugales
- Légifrance – Article 515-11 du Code civil
- Service-Public.fr – Dispositifs d’écoute et 3919
Contenu juridique vérifié le 24 septembre 2026. En cas de danger, contactez d’abord les services d’urgence. Les mesures judiciaires dépendent des faits, du danger et des pièces disponibles.
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